Ou l'Ombre du Vent.

Bon. Je vais avoir 19 ans dans moins d’un mois, mais mon compte bancaire ne risque pas de s’en porter mieux. Alors je vais juste me faire une liste de cadeaux imaginaires que j’aimerais recevoir si j’avais une petite bite et que je vivais dans une famille de riches et généreuses personnes.
Le tout dans l’ordre, parce que ça ne servirait à rien de recevoir le troisième si auparavant personne ne m’a offert le premier, évidemment !

1. Un écran HD (pas bien cher, il ne m’en faut pas un plus gros, celui là est parfait, ah), 245€.

2. Une PlayStation 3 (parce que je reste jeune dans une partie de ma tête, mais sans les boutons, je te rassure ma douce), 284€.

3. Final Fantasy XIII (parce que je reste un fan invétéré de cette série et des RPGs en général, de plus c’est sexy les mecs qui aiment les belles histoires, je t’assure), 56,40€.

4. Un clavier et une souris Apple (pour pouvoir brancher mon MacBook Pro sur l’écran LCD du dessus et regarder des films en HD et en faire un Mac de bureau), 69€ + 69€.

Et comme je suis super flex avec toi, je t’ai même mis les liens, comme tu n’as plus qu’à sortir la carte bleue et la faire chauffer sec. Merci mon bichon ! Et bisous hein.

Généralement on associe le verbe planer à quelque chose de positif, à un état de bien être voir même de transe. Mais quand quelque chose plane, ce n’est que le malaise. Je ne parlerai pas de fuites vers l’avant, d’actes insensés ni d’aspirines magiques, ce ne sont que des trucs d’adolescents inintéressants. C’est juste que quand après deux nuit à quatre heures de sommeil chacune avec un taux d’alcool et de nicotine conséquent, tu n’arrives toujours pas à dormir même si tes paupières vacillent c’est qu’il y a un problème. Un rêve.

Je n’aime pas les projections dans le futur, même quand elle comporte des choses magnifiques. Et encore moins quand elles se passent en rêve. Selon mon subconscient, je serai le genre d’homme à devenir de plus en plus beau avec les années. J’aurai deux jumelles blondes, qui représenteront tout pour moi. Mais je serai sale. Et vide. Parce que je n’aurai plus la passion. Les cernes violettes et les yeux trop noirs, la barbe récente mais pourtant déjà usée, la voix rauque, consumée par la cigarette et l’esprit frelaté. Parce qu’elle sera partie. Et qu’il ne restera plus rien de cet d’amour, ni de mes plaisirs, ni du contentement que j’aurai dans ma carrière professionnelle. Je n’aurai plus de vie que celle des jumelles. Et de joie qu’en leur présence. Le reste du rêve, je suis abîmes, avec l’impression planante d’être un mauvais père.

Et ça me fait peur.

Sinon, je vais me mettre au tarot. Je vous ai déjà dit que le chiffre 13 était mien ? M = 13ème lettre de l’alphabet. Matthieu Marchal. + Un tas d’autres événements symboliques (mais dont je ne parlerai pas ce soir, j’ai fait mon quota de paroles déprimées). Je deviens superstitieux, ça n’augure rien de bon.

Avec une electro aux confluents du rock et de la pop Delphic fait bouger l’arrière train sans oublier de provoquer la déferlante intérieure qui fait de la musique ce qu’il y a de plus émotionnel.

Acolyte, « le premier grand album de 2010″ (Lou Thomas) et « flirtant avec la magnificence » (The Independent) sortit le 11 janvier 2009 annonce l’avènement de la nouvelle génération d’electro dansante à l’atmosphère aérienne et hédoniste presque nostalgique, incarnée par les immenses New Order.

Influencé ? Oui. Relève ? Non.

En effet, la vague lancée début 80 par New Order et Gang Of Four (pour ne citer qu’eux) et qui se prolonge début du second millénaire avec Modular ou LCD SoundSystem s’estompe et perd en qualité.
Les souvenirs d’une grande époque, la qualification de retro à un style pas si vieux que ça rend l’influence très à la mode. On notera l’émergence des très hypes Klaxons et pourtant passablement mauvais et d’un tas d’autre groupe pompeur et pompant réajustant les vielles formules pour passer à la radio, distraire quelques minutes et se faire oublier aussitôt.

Delphic sort donc son premier album dans cette ambiance où le genre est à la mode, où les références avec les groupes fondateurs et mythiques sont faciles et où c’est souvent du pré-maché, du pré-cuit. Mais nous ne sommes pas dupes hein, nous on connait leur combine, on dénigre et on se cramponne à nos vinyles, parce que de toute façon c’était mieux avant.
Et bien non, pas forcément. Alors on se déride, on ouvre les pavillons et on passe sur l’iTunes Store pour télécharger l’album, parce qu’en plus d’être jeune dans notre tête et de payer sa musique on est ouvert d’esprit et on aime la nouveauté. Et se faire sa propre opinion, sans apriori, surtout.

Lecture.
Il suffit de quelques minutes pour voir emportées toutes nos craintes et toutes nos médisances. La première chanson (Clarion Call) annonce le ton et nous en fait voir de toutes les couleurs. Du haut, du bas, du triste, du las, du joyeux et du frénétique. La voix et la guitare se marie parfaitement avec la rythmique électronique constituant un ensemble homogène où il fait bon être malgré les secousses.

L’introduction finie, la réaction chimique complétée, on peut commencer le vrai voyage. Regroupant tous les symptômes de l’album ; la cocaïne (Counterpoint), la mescaline (Red Lights) et le valium (Ephemera) ; la seconde piste et le titre phare du disque (Doubt) termine de nous convaincre après seulement sept minutes d’écoute.

S’en suit This Momentary, Halcyon, Submission et Acolyte qui nous font découvrir que le genre n’a pas de frontières et que les limites n’existent pas pour se conclure sur un hommage implicite et personnel à leur source, New Order (Remain).

[ALBUM] N’oubliez pas d’acheter si vous aimez !

Le nouveau Gorillaz « Plastic Beach » sort le 08 mars et je suis plutôt impatient de voir l’avenir que Damon Albarn et Jamie Hewlett réserve à nos quatre copains animés.

En attendant, on ressort l’immense, énorme, et de plus en plus vieux tube ; Feel Good Inc.

Ceci dit, pour le moment j’avoue ne pas être très productif. Je ne sais pas si c’est parce que je suis dans le train haute vitesse direction la gueule dans le mur et que je m’étais promis de ne plus raconter mes emmerdes sur ce blog mais le fait est que le mur est proche et qu’accessoirement The Blue Stairs est déserté. Pour (presque) tout dire tant qu’on y est, mes finances sont en déclin en sachant qu’il me reste 200€ à payer pour mon voyage des réthos, je n’ai plus de cigarettes et presque plus de quoi en payer alors je prétexte vaguement une tentative d’arrêt. J’ai des sorties prévues cette semaine, et j’enfonce encore plus mon compte en banque. Pourquoi ce restaurant d’enfoirés ne m’appelle plus ? Sans déconner, période creuse ou non, je galère là.
Merde, je n’ai que 18ans, je ne suis qu’en sixième secondaire, je vis encore chez ma mère -qui rame aussi-, j’aimerais bien avoir de l’argent de poche comme tout le monde. J’aimerais bien ne pas devoir payer moi même mes go-pass, mes fringues et compagnie. J’aimerais bien ne pas avoir des suées froides la nuit en pensant comment je vais faire pour payer mon loyer, ma bouffe et mes études l’année prochaine.
Mais c’est pas grave, parce que là, je bouge mes fesses sur Gorillaz et son savant mélange d’electro, de rap et de pop.

La Belgique, ce  n’est pas qu’un ensemble abrupt de paysans qui chassent le sanglier et s’engueulent à propos de la hauteur de la haie séparant leur jardin de celui des voisins. Ce n’est pas que de l’indie-folk, pas que de l’electro remuante, pas que de la chanson française. C’est aussi un pop-rock sensible et émouvant.

Avec une voix juste incroyable et une musique sublime Arid me rend fier d’être Belge.

Bon, le montage est affreux, mais fermez les yeux, la chanson n’en sera que plus belle.
(Et la version acoustique live ici.)

Alors ?