Généralement on associe le verbe planer à quelque chose de positif, à un état de bien être voir même de transe. Mais quand quelque chose plane, ce n’est que le malaise. Je ne parlerai pas de fuites vers l’avant, d’actes insensés ni d’aspirines magiques, ce ne sont que des trucs d’adolescents inintéressants. C’est juste que quand après deux nuit à quatre heures de sommeil chacune avec un taux d’alcool et de nicotine conséquent, tu n’arrives toujours pas à dormir même si tes paupières vacillent c’est qu’il y a un problème. Un rêve.
Je n’aime pas les projections dans le futur, même quand elle comporte des choses magnifiques. Et encore moins quand elles se passent en rêve. Selon mon subconscient, je serai le genre d’homme à devenir de plus en plus beau avec les années. J’aurai deux jumelles blondes, qui représenteront tout pour moi. Mais je serai sale. Et vide. Parce que je n’aurai plus la passion. Les cernes violettes et les yeux trop noirs, la barbe récente mais pourtant déjà usée, la voix rauque, consumée par la cigarette et l’esprit frelaté. Parce qu’elle sera partie. Et qu’il ne restera plus rien de cet d’amour, ni de mes plaisirs, ni du contentement que j’aurai dans ma carrière professionnelle. Je n’aurai plus de vie que celle des jumelles. Et de joie qu’en leur présence. Le reste du rêve, je suis abîmes, avec l’impression planante d’être un mauvais père.
Et ça me fait peur.
Sinon, je vais me mettre au tarot. Je vous ai déjà dit que le chiffre 13 était mien ? M = 13ème lettre de l’alphabet. Matthieu Marchal. + Un tas d’autres événements symboliques (mais dont je ne parlerai pas ce soir, j’ai fait mon quota de paroles déprimées). Je deviens superstitieux, ça n’augure rien de bon.